Friday, August 04, 2006

Torino pendant la guerre

Torino, bastion de la résistance, vendredi soir en plein août, c’est l’un des rares pubs ouverts depuis le début de la sale guerre. Andreas en DJ, Hani et Mike derrière le bar et nous sur la même table. Rien n’a changé pourtant tout est différent.
Bizarrement il n’y a pas de journaliste aujourd’hui, ils sont tous aux fronts ces fous. Je compte au moins 20 mecs pour 3 filles, elles ont toutes déserté le quartier ou quoi? L’ambiance est sordide, glauque mais c’est bien qu’il soit encore ouvert dans cette nuit noire, c’est peut être le germe possible d’une vie dans la capitale.
Des gens se font tuer ailleurs, à quelques kilomètres, dans ces régions que Dieu a abandonnées à la folie de la guerre. Je culpabilise mais je me dis qu’il ne faut pas changer ses habitudes. De toute façon voir Amine Gemayel nous donner des leçons de « real politic » avec sa bouche en cul de poule, ses cheveux qui touchent aux sourcils et son costard à 1000 dollars, c’est franchement pas gai.
Et puis la musique a ceci de bien qu’elle fait oublier le temps d’un verre, le bruit menaçant des machines israéliennes qui nous épient nuit et jour. Je devient paranoïaque je crois… on est tous paranoïaque…c’est les vertus de la guerre je suppose.
Allez je termine mon verre et je me casse en espérant que le Torino sera toujours ouvert demain.

3 Comments:

Blogger benoit said...

on a vu pire en 40 face aux allemands ....allez vive la resistance !

1:49 PM  
Blogger ATHENA said...

VIVE TORINO!!!

JE SOUHAITE QU IL SERA OUVERT TOUS LES DEMAINS DU MONDE

A LA FIN DE CETTE PUTAIN DE GEURRE

BISOUS D'ÁTHENES

3:37 PM  
Blogger Sandra said...

merci pour vos mots...j'essaie de traduire quelques parts de votre blog en anglais. vous pouvez les lire ici:
http://wurdz.wordpress.com
c'est une petite chose que je peux faire contre la guerre

5:40 PM  

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